Réflexions

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[20] posté par Jacques B. le 03/12/2009 21:01
Mots-clés : manipulation;concept
La manipulation conceptuelle

Comment discréditer quelque chose ? En l'identifiant à quelque chose d'autre que tout le monde désapprouve, en créant un concept qui amalgame ces deux choses. Par exemple pour discréditer tel mouvement religieux ou autre il suffit de dire que c'est une secte, que tout le monde sait que la secte X est nocive, donc toutes les sectes sont nocives. Autre exemple : le concept de théorie du complot. Pour discréditer une idée, il suffit de dire que c'est une théorie du complot, de citer quelques théories du complot dont tout le monde reconnaît la fausseté pour établir que toutes les théories du complot sont fausses, et donc il n'y a plus lieu d'examiner les faits ni de s'interroger sur leur vérité ou leur fausseté.


[19] posté par Jacques B. le 30/11/2009 20:45
Mots-clés :
La frustration et la mesquinerie


- Les informations se bousculent, on interdit les minarets en Suisse, le débat sur la burka relancé par Nicolas Sarkozy, l'Iran n'a pas le droit de faire d'usines d'enrichissement d'uranium, mais quel est donc le point commun entre tous ces sujets ?
- La frustration et la mesquinerie.
- Pardon ?
- Ben oui, vous êtes frustrés, alors vous devenez mesquins.
- Mais de quoi ?
- De ne pas pouvoir péter la gueule aux bougnouls. Alors on fait des petits coups en douce, comme des minables. On interdit le voile, les minarets, on dit aux iraniens de rester au Moyen-Age.
- Pas du tout.
- Mais si. Vous rêvez de leur péter la gueule mais vous n'osez pas. Ils vivent comme ils veulent dans notre pays, les bougnouls. Par contre, quand on va dans leur pays, on les massacre.
- C'est pas mieux.
- oui mais nous on ne se fait pas d'ulcère avec des débats. Quand t'as rasé un village avec femmes et enfants en Irak, la question du voile, ça te passe au-dessus.
- J'imagine.
- Ben oui. Arrêtez de faire les pédés. Vous aimez pas les bougnouls, butez-les tous !
- Je sais pas...
- Mais si, faut y aller franco. Nous avec les indiens, si on avait juste interdit les tipis, aujourd'hui je te parlerai en faisant des signaux de fumée. Hahahahahaha !

Conversation entre PPDA et M. Sylvestre extraite le l'émission "Les Guignols" diffusée sur Canal + le 30 novembre 2009.


[17] posté par Jacques B. le 19/11/2009 22:10
Mots-clés : moralité
Pas vu, pas pris

L'équipe de France a remporté haut la main le match contre l'Irlande, grâce à la règle du "pas vu, pas pris", valable dans le football comme dans la vie en général. Pourquoi ne pas profiter pleinement de cette règle ? Si les bleus jouent mal au football, ils seraient peut-être plus doués pour le rugby. Lors du prochain match, une partie des joueurs pourrait faire un mur devant l'arbitre pendant que les autres plaqueraient au sol les joueurs et le gardien de but adverses et mettraient le ballon dans le but adverse avec les mains. L'arbitre n'ayant vu que le ballon dans le but devrait valider ce but.

Moralité : celui qui en cherche une n'a rien compris.

[18] posté par Jacques B. le 19/11/2009 22:25
en réponse à [17]
Mots-clés :
Re: Pas vu, pas pris




[16] posté par Jacques B. le 20/10/2009 23:07
Mots-clés : langage;indo-européen
Une hypothèse sur l'origine du langage inspirée par 4 personnages : Julius Pokorny, le touriste égaré, l'italien et le schtroumpf

En parcourant le Proto-Indo-European Etymological Dictionary, édition anglaise révisée de l'Indogermanisches Etymologisches Wörterbuch de Julius Pokorny, j'ai été étonné par le nombre de sens différents que peut avoir un même mot en proto-indo-européen. Par exemple, le mot bher peut vouloir dire porter, jaillir, couper, bourdonner, rôtir et tisser. Autant dire que bher signifie schtroumpfer! Le sens du discours pouvait-il être transmis avec un vocabulaire aussi polysémique ? Et si ce n'étaient pas les mots qui portaient le sens du discours à l'origine ? Les humains préhistoriques d'avant le langage se trouvaient dans la situation du touriste égaré dans un pays dont il ne connaît pas la langue et pour qui la seule possibilité est de se faire comprendre par des gestes. Il est donc probable que les gestes ont précédé les mots, qui n'étaient peut-être à l'origine que des sons destinés à "souligner" les gestes, à l'inverse des italiens qui soulignent leurs mots par des gestes. Puis progressivement des habitudes seraient apparues, faisant qu'on utilisait certaines combinaisons de sons plutôt que d'autres pour souligner certains gestes, et ainsi ces combinaisons de sons auraient acquis le sens des gestes auxquels elles étaient associées et seraient devenues les mots.

[21] posté par b-a ba le 12/12/2009 16:02
en réponse à [16]
Mots-clés : langage;indo-européen
Re: Une hypothèse sur l\'origine du langage inspirée par 4 personnages : Julius Pokorny, le touriste égaré, l\'italien et le schtroumpf

c'est bien ce que je pensais. Nous n'en sommes donc qu'aux prémisses du langage; après les gestes et les sons, quoi d'autre ?


[11] posté par Jacques B. le 22/03/2009 19:13
Mots-clés : Europe;traité;Lisbonne
Le traité de Lisbonne est-il démocratique ?

Le texte du traité de Lisbonne est consultable à l'adresse suivante : http://eur-lex.europa.eu/JOHtml.do?uri=OJ:C:2007:306:SOM:FR:HTML

Selon l'article 2 alinéa 3 :

L'union établit un marché intérieur. Elle oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique.

Que se passerait-il si un jour une majorité de citoyens européens était convaincue par les idées communistes et voulait instaurer une économie collectiviste? Cela serait incompatible avec le traité de Lisbonne selon lequel l'Europe est fondée sur "une économie sociale de marché hautement compétitive".

Un traité ou une constitution démocratique ne doit pas imposer un système économique particulier, mais définir les mécanismes démocratiques permettant aux citoyens européens de décider dans quel système économique ils veulent vivre.


[10] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:45
Mots-clés : laïcité,mariage,islam
Attention aux dérives de la laïcité

Le tribunal de grande instance de Lille a annulé en avril 2008 un mariage «pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint» car l'épouse avait menti sur sa virginité. De nombreuses personnalités politiques ont protesté contre cette décision. On a notamment protesté contre le fait que la virginité soit considérée comme une qualité essentielle. Mais est-ce que c'est au législateur ou à la justice de définir quelles sont les qualités essentielles? Le plus important n'est-il pas le fait que telle qualité soit considérée comme essentielle par un des conjoints? D'autre part, dans cette affaire, le mari a été trompé sur deux qualités qu'il considérait comme essentielles: la virginité et l'honnêteté. On peut contester l'importance de la virginité, mais il me semble plus difficile de contester celle de l'honnêteté: il me semble qu'un bon mariage doit être basé sur une relation de confiance difficilement compatible avec le mensonge. Un mariage qui commence par un mensonge est mal parti. J'ai l'impression qu'en fait ce qui pose problème c'est le fait que la virginité est importante pour les musulmans, ce qui peut faire penser que ce jugement constituerait une sorte d'officialisation de l'islam et donc de recul de la laïcité, un peu comme le fait d'accepter des signes de religion dans des lieux publics. Mais il me semble que la véritable laïcité consiste à ce que l'Etat ne prenne pas en compte des considérations religieuses. Et dans ce cas ce jugement me semble valable en dehors de toute considération religieuse, l'honnêteté étant aussi importante pour un athée que pour un croyant. La question de la virginité peut n'être considérée que comme le révélateur d'une malhonnêteté. Je me demande aussi si ceux qui désapprouvent cette décision sont bien conscients de toutes les conséquences de cette désapprobation. Veulent-ils remettre en question le droit pour chacun de décider librement des critères de choix de son conjoint? Le fait de désapprouver cette décision du tribunal implique une remise en cause profonde de la notion de mariage considérée comme une union basée sur le consentement mutuel et la confiance réciproque.


[9] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:43
Mots-clés : temps;liberté;vérité;déterminisme;continu;discret
Temps, liberté et vérité

Le sujet du café philo du dimanche 1er juin 2008 au St René était un peu inhabituel: "Le temps est-il continu ou discret ?", apparemment un sujet purement scientifique, mais qui s'est avéré riche en implications philosophiques. L'idée vient de la physique quantique, dans laquelle des grandeurs continues sont remplacées par des grandeurs discrètes, par exemple le champ électromagnétique constitué de photons. Pour unifier toutes les forces, il faudrait une théorie de la gravitation quantique. Mais selon la relativité générale, la gravitation est une courbure de l'espace-temps. D'où l'idée d'un espace-temps quantique, c'est-à-dire discret. Le temps discret c'est comme les images successives d'un film, mais avec environ 1OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO images par secondes au lieu de 18 ou 24. La discontinuité nous est donc totalement imperceptible. Maison peut se demander si, de même que toutes les images du film existent simultanément, le présent, le passé et l'avenir n'existeraient pas aussi simultanément? C'est l'image que la relativité restreinte nous donne du monde car selon cette théorie, le temps apparaît comme une quatrième dimension. Regardons nous notre propre vie en spectateur? C'est la question philosophique du déterminisme et du libre arbitre. Cette question soulève celle de la notion de vérité en philosophie. Dans la vie quotidienne, on cherche à çonnaître la vérité pour agir de la façon la mieux adaptée à celle-ci. Par exemple·: est-ce qu'il va pleuvoir aujourd'hui? Si la réponse est oui j'ai intérêt à prendre un parapluie ou un imperméable, si la réponse est non, il vaut mieux ne pas le prendre pour ne pas m'encombrer inutilement. Mais dans le cas de la question du déterminisme et du libre arbitre, si je me pose la question: qu'est ce que j'ai intérêt à faire dans le cas où je suis libre? Et qu'est ce que j'ai intérêt à faire dans le cas où je ne suis pas libre? cette dernière question comporte une absurdité car si je ne suis pa.s libre la question ne se pose pas puisque je ne choisis pas ce que je fais .. Le fait de me demander qu'est-ce que je dois faire suppose implicitement que je considère que je suis libre de choisir ce que je fais. On est donc amené à dissocier la réponse qu'on apporte à cette question dans un seul but de connaissance intellectuelle de celle qu'on prend en compte dans notre action, qui ne peut être que celle du libre arbitre.


[8] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:41
Mots-clés : tout
Tout est-il dans tout ?

Tout est-il dans tout? Café philo du 12 mai 2008 au Luxembourg à Paris Quelques idees du débat qui m'ont paru intéressantes
  • Il y a différentes façons d'interpréter cette phrase, mais celle qui me paraît la plus intéressante est que chaque particule de l'univers est dans chaque autre. C'est ce qu'on observe dans des expériences de physique. Pour simplifier on subdivise l'univers en sous-systèmes mais fondamentalement l'univers est un. II n'y a pas une fonction d'onde par particule mais une fonction d'onde pour tout l'univers, la fonction d'onde universelle.
  • La chose en soi n'existe pas, la chose n'existe que par ses relations. Tout interagit (effet papillon)
  • 2 visions du monde: il fonctionne tout seul ou il obeit à un principe, est la manifestation d'un principe.
  • Le principe pourrait être mathématique. Quel est le statut d'existence de la manifestation, réalité ou représentation mentale du principe (monisme "principiel")
  • La difference est la structure, l'arrangement, notion immatérielle. Qu'est ce qui fait que les objets forment un tout? pour Parmenide c'est l'être.
  • "toute phrase contenant le mot tout est erronée"
  • "il est connu pour sa célébrité"
  • Einstein disait: le plus incompréhensible est que le monde soit compréhensible.



[7] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:39
Mots-clés : complexité
La complexité du monde est-elle réelle ?

Café philo du 26 avril 2008

Le réel est insaisissable. Pour satisfaire son désir de maîtrise du monde, l'homme crée des modèles qu'il peut maîtriser, qui représentent le monde sous forme d'assemblage d'éléments reliés par des relations simples. Mais ces modèles ne sont que des approximations. Le monde réel est complexe (tressé, noué ensemble). On l'oublie quelquefois et on s'étonne quand le réel ne colle pas au modèle.

Pour comprendre le monde il est important d'avoir les bonnes clés de compréhension, les bons concepts. Il faut parfois avoir recours à des concepts plus élaborés pour simplifier le modèle d'un point de vue quantitatif: il y a une opposition entre complexité qualitative et quantitative. Par exemple on peut décrire la trajectoire d'une planète par un grand nombre d'orbites circulaires tournant les unes autour des autres, ou par une seule orbite elliptique.


[6] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:37
Mots-clés : mai 68
Mai 68

Réflexions suscitées par le café philo du 20 avril 2008 au Bastille : Y a-t-il eu révolution en 1968 et qu'est-elle devenue? Le désir de jouir sans entraves a amené une révolte contre tout ce qui pouvait entraver la jouissance: Etat, religion, travaiL. Mais on a cherché la jouissance dans la consommation, qui nécessite de l'argent, qu'on gagne en travaillant. Et l'Etat qu'on a combattu s'oppose aussi à la surexploitation des travailleurs. La religion s'oppose à la liberté sexuelle, mais cene-ci a permis l'apparition du SIDA qui s'oppose à la jouissance. On constate dans ce schéma plusieurs "boucles paradoxales" comprenant un nombre impair de relations "s'oppose à" ( -/-> ) : • jouir <- consommer <- argent <- travail -> exploitation -> entraves -/-> jouir • Etat -/-> exploitation-> entraves <- Etat • religion -/-> sexe -> SIDA -> entraves <- religion • sexe -> SIDA -> entraves -/-> jouir <- sexe Les révolutions ont pour but de supprimer une dictature. Mais généralement elles remplacent la dictature par une autre. Celle de 1968 a peut-être remplacé la dictature politico-religieuse par une dictature économico-financière.


[5] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:32
Mots-clés : travail
J'ai très mal au travail

Ce qui m'intrigue c'est le côté paradoxal de la situation: comment des faits à priori favorables peuvent. se retourner contre nous.

L'augmentation de la productivité est a priori une bonne chose : elle permet de produire plus en travaillant moins. Mais on n'a plus besoin de faire travailler tout le monde pour produire suffisemment. D'où le chômage et la pression sur les travailleurs: "Si vous n'êtes pas content, il y en a d'autres qui attendent pour prendre votre place".

Le fait que les travailleurs du tiers monde travaillent pour des salaires très bas devrait être un avantage pour nous car ça nous permet d'acheter des produits à des prix très bas. Mais ça se retourne aussi contre nous car ces travailleurs entrent en concurrence avec ceux de nos pays ce qui entraîne délocalisations et chômage chez nous. Est-il cohérent d'avoir une économie mondialisée avec de telles différences de salaires et de conditions de travail ?Ne faudrait-il pas revenir au protectionnisme?

La théorie des jeux et les théories écomomiques peuvent fournir des bases théoriques pour expliquer comment l'interaction d'individus libres cherchant chacun de son côté à maximiser son profit personnel sans vision globale peut aboutir à un équilibre non optimal, qui peut être plus défavorable pour tout le monde que si un planificateur central décide de façon optimale des actions de chacun à partir d'une vision globale de la situation. Cette situation est illustrée par le dilemme du prisonnier.

Une économie purement libérale peut-elle conduire à une situation économique optimale? Ne faudrait-il pas redonner à l'Etat un rôle de planification économique, sans aller jusqu'au tout étatique des pays communistes, mais au moins pour assurer un minimum vital à tous, tout en accordant la liberté d'entreprendre à côté de cette économie publique?


[4] posté par Jacques B. le 22/03/2009 18:31
Mots-clés : esprit;être;étant
Etre et étant

Quelques extraits du café philo du 8 avril 2668 à la Contrescarpe dont le sujet était "Etre et étant" :
  • Constance: Aristote : logos, praxis et pragma.
  • La constitution c'est l'être, la fonction c'est l'étant.
  • 3 formes: infinitif, substantif, verbe.
  • Bernard: Etre et néant (Sartre) Etre causa sui Hegel
  • Jacques B. : Bernard parlait du paradoxe de la juxtaposition de l'être et du néant chez Sartre. J'irai plus loin car je soupçonne que l'être SOIT le néant. Ce que nous percevons de l'être à travers l'étant semble structurable mathématiquement. Les mathématiques étudient des concepts qu'on peut construire à partir de rien. C'est donc la structure du néant. Et la structure de l'être. D'où l'idée que l'être pourrait être le néant. Il y aurait un "miracle" métaphysique: le néant structùré à l'infIni de sorte que tout niveau de structuration a un niveau plus profond qui le perçoit de l'intérieur, et c'est peut être cet emboîtement infIni qui crée la conscience qui perçoit ce néant structuré à l'infini comme un être.
  • Marc: Mais ce sont les mathématiciens qui créent les mathématiques.
  • Jacques B. : C'est un point de vue. On peut aussi considérer qu'ils les découvrent, qu'dIes préexistent dans un monde comparable au monde des idées de Platon. La question peut se résumer ainsi : s'il n'y avait rien, est-ce que 2 + 2 feraient quand même 4 ? Il doit y avoir un 'fondement ontologique, et quel que soit le fondement choisi, on a des paradoxes. Est-ce que les nombres existeraient s'il n'y avait rien à compter? C'est vrai que c'est paradoxal. Mais si on prend la matière comme fondement, on a d'autres paradoxes: qu'est-ce que la matière? pourquoi existe-t-elle ? Et si c'est Dieu le fondement, qui a créé Dieu? Et s'il n'a pas besoin d'être créé, ça veut dire que l'esprit n'a pas besoin de la matière pour exister, alors quel besoin y a-t-il eu de créer la matière ... On peut faire des hypothèses mais on peut difficilement avoir des certitudes car on se situe hors de notre cadre de pensée habituel, celui des objets qui nous environnent et qui ont été créés d'une certaine façon. C'est ce qui rend difficile le fait de penser les fondements de l'être.